Nous quittons Katmandou pour Syabrubesi, dans le but de
réaliser un trek dans la vallée du
Langtang. Nous prenons un autobus local qui prend 9 heures pour couvrir une
distance de seulement 120 Km. Ce bus sert également de transport de
marchandises, tels sacs de riz, légumes, poules, etc… qui viennent s’empiler
dans l’allée centrale ou sur le toit du bus.
La route devient par endroits une simple piste, étroite, tracée parmi des
éboulis et des ravins.
Quelle aventure !!!
Notre trek démarre de Syabrubesi, d’une altitude d’environ
1,500 mètres, pour gravir durant trois jours un sentier rocheux assez escarpé,
progressant dans une forêt de sapins, d’érables et de rhododendrons, accompagné
du rugissement d’un gros torrent.

L’abattage des arbres se fait à la hache et le débitage à la
scie-à-main ( passe-partout ou godendard). Joël s’est exécuté avec un bucheron
népalais, au grand plaisir de ceux-ci.
Nous prenons des pauses dans des « tea shops » et
logeons dans des refuges appelés lodges. Les chambres ne sont pas chauffées,
mais ils disposent de salles-à-manger munies d’un poêle à bois, ce qui nous
permet de nous réchauffer avant de rejoindre nos chambres froides.

Les deux jeunes garçons présentés ci-dessous ont été placés
pour travailler dans les lodges par leurs parents trop pauvres pour les
nourrir. Ceux-ci ont entre dix et 12 ans
et n’ont jamais fréquenté l’école. Ils espèrent rencontrer un généreux
bienfaiteur étranger, qui pourrait payer leur éducation, ce qui semble fréquent
au Népal.

Nous traversons différents
torrents, au moyen de ponts suspendus
et d’autres de type plus rustiques.

Le principal moyen de ravitailler les villages et les
refuges se fait à dos d’homme. Nous apprenons que les porteurs sont payés 30
roupies ( $0.35 ) du kilo et peuvent aller jusqu’à porter l’équivalent de leur
poids.
En plus des porteurs, nous rencontrons des caravanes d’ânes
qui servent également à transporter le ravitaillement.
La majorité des randonneurs utilisent les services d’un
guide et d’un porteur. Un porteur transporte habituellement deux gros
sacs-à-dos.
Après ces trois jours, sortis de la forêt, nous commençons à
apercevoir le magnifique panorama des sommets enneigés du Langtang, allant
jusqu’à 7246 mètres.
Nous atteignons le village de Langtang, situé dans une
vallée ensoleillée à 3,430 mètres. Ce village est constitué de maisons de
pierres très typiques en région montagneuse, où le chauffage se fait en partie
par la présence d’animaux au sous-sol de la maison.


En quittant Langtang, nous nous imprégnons de l’ambiance
bouddhiste, à la vue des murs de tablettes de pierre, où sont gravés des mantras,
des moulins à prières actionnés par les ruisseaux, et une multitude de drapeaux colorés, laissant
échapper des prières au gré du vent.



Sur le sentier, des enfants au visage brûlé par le froid et
le soleil, nous réclament quelques friandises.



Nous sommes maintenant en présence permanente de hautes
montagnes aux pics enneigés. Nous arrivons enfin à Kyanjin Gompa, 3860 mètres, où se
trouve plusieurs lodges. Nous y passerons 4 nuits.




Ici, le froid se fait sentir, surtout durant l’ascension difficile qui rejoint le
point de vue de Kyanjin Ri, situé à 4773 mètres, d’où nous pouvons admirer la
beauté des glaciers et des montagnes environnantes.




Lors de notre séjour à Kyanjin Gompa, nous faisons une belle et reposante randonnée dans les pâturages du fond de la vallée.

Une dernière excursion nous mène au plus près de la moraine et du glacier, qui se trouve être une des sources du torrent si fréquemment traversé ou longé depuis le départ de notre trek.

Nous redescendons en trois jours par le même sentier jusqu’à Syabrubesi, d’où nous reprenons un bus matinal pour notre retour vers Katmandou. Nous sommes impressionnés de la quantité de passagers voyageant sur le toit des bus.
Lors de certains arrêts pour des pauses, nous assistons à un mariage et nous y observons quelques scènes de la vie courante.


Nous sommes très heureux d’avoir eu la possibilité de réaliser ce trek, surtout compte tenu des difficultés respiratoires liées à l'altitude, au froid des chambres non-chauffées et de mon manque d'entraînement préparatoire. Merci à Ram, notre précieux guide népalais.


































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