mardi 11 décembre 2012

Nos douze jours de trek dans la Vallée du Langtang


Nous quittons Katmandou pour Syabrubesi, dans le but de réaliser un trek  dans la vallée du Langtang. Nous prenons un autobus local qui prend 9 heures pour couvrir une distance de seulement 120 Km. Ce bus sert également de transport de marchandises, tels sacs de riz, légumes, poules, etc… qui viennent s’empiler dans l’allée centrale ou sur le toit du bus.

La route devient par endroits  une simple piste, étroite, tracée parmi des éboulis et des ravins.

Quelle aventure !!!



Notre trek démarre de Syabrubesi, d’une altitude d’environ 1,500 mètres, pour gravir durant trois jours un sentier rocheux assez escarpé, progressant dans une forêt de sapins, d’érables et de rhododendrons, accompagné du rugissement d’un gros torrent. 

 

L’abattage des arbres se fait à la hache et le débitage à la scie-à-main ( passe-partout ou godendard). Joël s’est exécuté avec un bucheron népalais, au grand plaisir de ceux-ci.


Nous prenons des pauses dans des « tea shops » et logeons dans des refuges appelés lodges. Les chambres ne sont pas chauffées, mais ils disposent de salles-à-manger munies d’un poêle à bois, ce qui nous permet de nous réchauffer avant de rejoindre nos chambres froides. 

 









Les deux jeunes garçons présentés ci-dessous ont été placés pour travailler dans les lodges par leurs parents trop pauvres pour les nourrir. Ceux-ci  ont entre dix et 12 ans et n’ont jamais fréquenté l’école. Ils espèrent rencontrer un généreux bienfaiteur étranger, qui pourrait payer leur éducation, ce qui semble fréquent au Népal.

 

Nous traversons différents  torrents, au moyen de ponts suspendus  et d’autres de type plus rustiques. 

 


Le principal moyen de ravitailler les villages et les refuges se fait à dos d’homme. Nous apprenons que les porteurs sont payés 30 roupies ( $0.35 ) du kilo et peuvent aller jusqu’à porter l’équivalent de leur poids.

En plus des porteurs, nous rencontrons des caravanes d’ânes qui servent également à transporter le ravitaillement.



La majorité des randonneurs utilisent les services d’un guide et d’un porteur. Un porteur transporte habituellement deux gros sacs-à-dos. 


Après ces trois jours, sortis de la forêt, nous commençons à apercevoir le magnifique panorama des sommets enneigés du Langtang, allant jusqu’à 7246 mètres.



Nous atteignons le village de Langtang, situé dans une vallée ensoleillée à 3,430 mètres. Ce village est constitué de maisons de pierres très typiques en région montagneuse, où le chauffage se fait en partie par la présence d’animaux au sous-sol de la maison.



 

En quittant Langtang, nous nous imprégnons de l’ambiance bouddhiste, à la vue des murs de tablettes de pierre, où sont gravés des mantras, des moulins à prières actionnés par les ruisseaux, et  une multitude de drapeaux colorés, laissant échapper des prières au gré du vent.

 

 


 

Sur le sentier, des enfants au visage brûlé par le froid et le soleil, nous réclament quelques friandises.

 

À cette altitude, nous entrons en contact avec nos premiers yaks, bétail adapté pour vivre à plus de 3,000 mètres. Ceux-ci fournissent  leurs excréments, séchés au soleil , servant de combustible, autant pour le chauffage que pour cuisiner ; le lait pour le fromage et yaourt ; la laine pour le tissage des vêtements ; portent des charges,  donc un animal précieux pour ces montagnards.

 

 

Nous sommes maintenant en présence permanente de hautes montagnes aux pics  enneigés. Nous arrivons enfin à Kyanjin Gompa, 3860 mètres, où se trouve plusieurs lodges. Nous y passerons 4 nuits.



 




Ici, le froid se fait sentir, surtout  durant l’ascension difficile qui rejoint le point de vue de Kyanjin Ri, situé à 4773 mètres, d’où nous pouvons admirer la beauté des glaciers et des montagnes environnantes.

 


 

Une grande émotion nous gagne en arrivant au sommet !!!  Hourrah !!!!

 


 



Lors de notre séjour à Kyanjin Gompa, nous faisons une belle et reposante randonnée dans les pâturages du fond de la vallée.

 

Une dernière excursion nous mène au plus près de la moraine et du glacier, qui se trouve être une des sources du torrent si fréquemment traversé ou longé depuis le départ de notre trek.

 

Nous redescendons en trois jours par le même sentier jusqu’à Syabrubesi, d’où nous reprenons un bus matinal pour notre retour vers Katmandou. Nous sommes impressionnés de la quantité de passagers voyageant sur le toit des bus.


Lors de certains arrêts pour des pauses, nous assistons à un mariage et nous y observons quelques scènes de la vie courante.

 


 

Nous sommes très heureux d’avoir eu la possibilité de réaliser ce trek, surtout compte tenu des difficultés respiratoires liées à l'altitude, au froid des chambres non-chauffées et de mon manque d'entraînement préparatoire. Merci à Ram, notre précieux guide népalais.


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