Ce qui nous amène à Junagadh est
l’ascension des 10,000 marches qui nous mène au sommet du Ginar Hill, haut lieu
de pèlerinage Jaïn et Hindou. Afin de profiter de la fraicheur du matin, à 6
hres 30, nous entreprenons, en compagnie de nombreux pèlerins, cette longue marche
qui nous donne à voir de jolis panoramas.

Pour ceux qui ont des problèmes
physiques, de nombreux porteurs sont à leur disposition pour les amener au
sommet assis sur un siège suspendu à une barre de bambou appelé dholi.

À mi-chemin, se trouvent de magnifiques temples Jains, un ensemble de
coupoles ornés de mosaïques, dont le plus ancien daterait du XII ème siècle. Cette
religion date du 6 ième siècle avant Jésus-Christ, fondée par un contemporain
du Bouddha, en réaction au système de castes et aux rites de l’Hindouisme. La
principale idéologie est la non-violence envers toute créature vivante. Les
plus dévots vont jusqu’à balayer sur leur chemin toute créature vivante qu’ils
risqueraient d’écraser et portent un morceau de tissu sur la bouche pour éviter
d’inhaler des insectes ou de contaminer l’effigie de leurs dieux.

Nous avons l’occasion de
fraterniser et de nous encourager au moyen
de sourires, ne connaissant pas la langue, avec plusieurs sympathiques pèlerins.


Sur le chemin, nous passons
devant des niches abritant des représentations de divinités hindoues plutôt
insolites pour nous.


À l’approche du sommet, nous
croisons un groupe de pèlerins redescendant de la montagne, nous exprimant leur joie d’avoir atteint leur but en chantant et dansant.

Les 10,000 marches aboutissent
directement à l’intérieur d’un modeste sanctuaire, habité par un gourou,
installé sur un fauteuil à proximité d’une statue à plusieurs têtes au pied duquel se trouve un amoncellement de roupies. Ce gourou
représente pour certains une sorte de dieu vivant, qui aurait la faculté de
sortir de son corps pour se déplacer. Les photos sont interdites, mais après
une petite obole, le gourou nous permet exceptionnellement de le photographier.


Dans cette ville, nous admirons un
imposant mausolée, considéré comme l’un des plus beaux exemples d’architecture
indo-islamique du Gujarat. Encore plus ornementé, le maqbara voisin comporte de
merveilleux minarets, entourés chacun d’un escalier en colimaçon.
Malheureusement, ces édifices ne sont pas entretenus et commencent sérieusement
à s’abimer.


Nous visitons les ruines d’un
fort qui aurait été bâti en 319 av. J.-C. À l’intérieur du fort, des grottes
bouddhiques ont été creusées sur trois niveaux ; la salle principale
renferme des piliers aux sculptures érodées.

Nous descendons dans deux puits
appelés baolis, un construit entre les parois inclinées d’une grotte et
l’autre, très profond, est desservi par un escalier taillé dans la roche.

Porbandar
Nous poursuivons la visite du
Gujarat en nous arrêtant à la ville portuaire de Porbandar, aussi animée par son trafic chaotique comme bien d'autres villes indiennes.
Cette ville a vu naître le Mahatma Gandhi. Un sanctuaire, englobant la maison de son enfance, a été construit en son honneur, peu de temps après sa mort, en 1948. Il vécut dans cette maison jusqu’à l’âge de six ans. Elle comporte 22 pièces réparties sur trois étages, vieille de 220 ans.
Cette ville a vu naître le Mahatma Gandhi. Un sanctuaire, englobant la maison de son enfance, a été construit en son honneur, peu de temps après sa mort, en 1948. Il vécut dans cette maison jusqu’à l’âge de six ans. Elle comporte 22 pièces réparties sur trois étages, vieille de 220 ans.



Nous ne pouvons nous baigner dans la merd'Oman, terriblement polluée et servant par endroits de décharge publique. La plage est utilisée par davantage de vaches que d’humains.

Nous déambulons dans les ruelles de la ville et rencontrons divers artisans, tel un tourneur sur bois, divers vendeurs, de lait, de lassi ( yaourt fouetté), de charbon, de légumes, d’articles ménagers, ainsi qu'un jeune sikh vendeur de cadenas, etc…




Quelques gujaratis portent encore des habits traditionnels très originaux.

Nous nous rendons au port et sommes impressionnés par le nombre de bateaux de pêche, on nous en signale 2,000 petits et 5,000 gros.

Nous montons à bord d’un immense bateau de bois, toujours en construction, qui nous permet une très bonne vue de cette multitude de bateaux aux drapeaux très colorés. On se demande combien d'arbres furent abattues dans les forêts humides malaisiennes pour le réaliser.

Nous avons rencontré dans cette ville un accueil très chaleureux. La rareté des touristes étrangers constitue pour nous un atout et les habitants bavardent souvent avec nous sans arrière-pensée mercantile, tellement fréquent dans d’autres états. Un jeune vendeur de chai (thé au lait) insiste pour nous offrir à plusieurs reprises gratuitement son thé.


Dans notre prochain message, nous vous présenterons la suite de notre visite du Gujarat, sous une chaleur écrasante.





























