Nous arrivons à Sauhara le 2 janvier et nous installons dans
un hôtel en bordure de la rivière, qui fait office de frontière entre le
village et le parc national du Chitwan.
Les principaux pôles d’intérêt pour les touristes ici sont
les safaris dans le parc, à la rencontre d’un éventuel tigre ou rhinocéros. Pour
notre part, nous avons choisi de parcourir la campagne verdoyante environnante
à bicyclette à la rencontre de la culture Tharu et des villages situés entre rivière et forêt.
Les
Tharus sont les premiers habitants du Teraï ( plaine en népalais ), situé entre l’Inde et la chaîne Himalayenne. Jusque dans les années 1950,
ils étaient seuls à vivre ici, parce que résistants à la malaria. Après cette
date, cette maladie a été contrôlée, ce qui a attiré plusieurs montagnards de
différentes ethnies et castes à immigrer ici.
On vit toujours
ici de façon simple, en harmonie avec la nature.

En 5 jours de randonnées, nous rencontrons une majorité de gens circulants à vélo ou à pied sur des pistes poussiéreuses. Les taxis sont des carrioles en bois, tirées par de petits chevaux.

En 5 jours de randonnées, nous rencontrons une majorité de gens circulants à vélo ou à pied sur des pistes poussiéreuses. Les taxis sont des carrioles en bois, tirées par de petits chevaux.

Les habitations n'étant pas chauffées, par temps froid, ils se réchauffent à l'extérieur, autour d’un petit feu.
Ils vivent essentiellement d’agriculture et d’élevage.
Chaque jour, ils mènent leurs troupeaux dans la forêt communautaire pour les y
faire brouter.

Durant leur présence en forêt, ils en profitent pour couper
du bois et des branches feuillues pour nourrir les chèvres ainsi que le bétail
resté à la ferme.

Nous sommes fascinés par leurs différents types
d’habitations. La majorité de celles-ci
sont fabriquées avec une structure de roseaux recouverts d’un mélange de
terre mêlée à de la bouse de vache, étalée à la main et recouvert d’un toit de
chaume, coupé dans la jungle limitrophe.


Joël s'est essayé à réaliser cette tâche, au grand étonnement et amusement du voisinage. Nous apprendrons plus tard que seules les femmes réalisent l'application des enduits de finition.

Au moment de la fête des lumières, en novembre, on peint de jolis motifs colorés sur les murs des maisons. Nous avons été gentiment invités par l’homme de la photo à prendre un thé.

De-ci de-là dans les campagnes, de nouvelles habitations
luxueuses émergent, côtoyant les demeures traditionnelles.

Le contact est très facile, un « namaste » suffit
pour déclencher un sourire et engager une conversation avec différents types de
personnes. Nous pouvons échanger grâce à une bonne connaissance de l’anglais
chez les jeunes.


Nous avons adopté le restaurant d’un village, en raison de
la qualité de sa nourriture et des personnes le fréquentant. À noter que le vieux monsieur a 93 ans et que le doyen du village a 95 ans.


Chaque matin, à Sauhara, on peut assister au bain des éléphants. Nous réalisons qu’il s’agit davantage du bain des touristes, faisant bien
rire le public autour.

L’autre attraction importante concernant les éléphants est
la visite de son centre d’élevage où nous assistons au retour de la jungle des
éléphants et à la tétée des éléphanteaux.

Il y a un an naissait un couple de jumeaux, ce qui semble
exceptionnel.

Une autre excursion nous amène au cœur de la jungle, à la
découverte de lacs, en espérant y voir un tigre ou rhinocéros, mais par chance,
sans succès. Nous y découvrons quelques gentils pêcheurs et un paisible troupeau
de daims.


En soirée, une troupe de folklore tharu se produit dans une
salle communautaire et nous donne à voir un spectacle que nous considérons de
très bonne qualité.

Nous quittons ce petit coin de paradis du Teraï et nous dirigeons vers Lumbini, lieu de naissance du prince Sidharta, qui deviendra Lord Bouddha.


























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire