jeudi 31 janvier 2013

Retrouvailles avec Varanasi après deux ans

Nous voici rendus à Varanasi, une des villes les plus sacrées en Inde, dédiée au dieu Shiva, située en bordure du Gange. Depuis deux ans, nous ne voyons pas de grands changements. Cette ville serait la plus vieille ville habitée au monde et ce, depuis 5000 ans.

 

 

Nous logeons au Eden Halt, maison de quatre chambres, appartenant à une famille indienne. Ceci nous permet de les voir vivre quotidiennement. Depuis sa terrasse, nous avons une belle vue sur le ghat des laveurs de linge au bord du fleuve. 

 









Les singes sont très présents autour des maisons, un membre de la famille doit constamment surveiller la lessive qui sèche sur les toits, sinon, ils partent avec les vêtements.

 

Nous avons l’impression de vivre au milieu d’une immense ferme, tellement il y a de vaches circulant dans les petites ruelles de la vieille ville ainsi que sur les ghats. 

 


 

Des flots de pèlerins viennent quotidiennement à Varanasi pour y pratiquer différents rituels religieux. Chaque hindou devrait venir ici au moins une fois dans sa vie pour s’y purifier.

 

Dans un premier temps, une rencontre avec un brahman, qui leur enseigne les gestes rituels, suivi par les bains purificateurs dans le Gange ( la mère ).

 


 

Y mourir serait une fin suprême. Une moyenne de 200 crémations sont pratiquées  tous les jours. La vue de ces corps qui brûlent sur les bûchers est impressionnante, mais nous ébranle moins que lors de notre passage d’il y a deux ans.

 

Notre principale activité est de parcourir les ghats du nord au sud et nous y observons la vie quotidienne au-delà des rituels religieux. La mendicité y perdure toujours, pratiquée par différentes personnes, telles que lépreux, des saddhus et des babas.

 


 

Nous apprécions la progression de la construction ou rénovation de barques. Ces artisans font des prouesses avec très peu d’outillage.

 


 
Les activités principales des anciens sont le jeu de cartes et le jeu d'échecs.



Et pour d'autres, une occupation bien moins agréable, celle de décharger à la main des wagons de charbon, encore très utilisé en Inde.

 

Au coucher du soleil, une grande représentation, nommée la Aarti, est donnée  en hommage au Gange.
 
 


 

Les touristes sont constamment sollicités par les bateliers, pour faire une ballade sur le Gange. À deux reprises, nous traversons le fleuve pour nous rendre sur l’autre rive, ressemblant à un désert. 



Ici, les indiens viennent plus pour se baigner et faire des randonnées à cheval. On peut également voir Varanasi d’un autre angle.

 

Lors de ces randonnées à pied, nous parcourons la campagne où la principale activité est l’agriculture. Les étables sont à ciel ouvert. La bouse de vache est récupérée et transformée avec grand art pour en faire un combustible très utilisé pour cuisiner et non pour se chauffer.

 

Nous avons la chance d’admirer un bel oiseau bleu, un rollier d’inde, uniquement visible en Asie.

 

Lors d’un retour, nous retraversons le Gange dans une barque appartenant à un papi, accompagné d’un jeune enfant, qui ramera très dur et avec fierté pendant une demi-heure.

 

Une belle journée se termine toujours au restaurant par un bon repas, parfois en compagnie d'amis comme Manu et Sophie, déjà rencontrés il y a deux ans.

 









Après 14 jours d’un tel dépaysement, nous prenons un train de nuit nous conduisant à Jaipur, dans le Rajasthan. Le voyage dure 20 heures, et nous décidons de réserver des couchettes.

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